2017 – La cachette


Récemment, j’ai eu la chance de partager avec mes trois compères du collectif la cachette une aventure hors norme.
Nous avons été sélectionnés par la mairie de Rouen pour présenter plusieurs projets artistiques et digitaux dans la ville allemande, Hanovre, capitale du Land de Basse-Saxe. En effet, cette ville est jumelée avec celle de Rouen et présente tous les deux ans le festival Ihme Vision. Celui-ci est axé sur la lumière, que ce soit par propagation, ombre portée ou encore projection, ce fut pour nous l’occasion d’essayer de nouveaux projets qui nous tenaient à cœur.

 

Nous nous sommes retrouvés à 9 heure pour partir une heure plus tard dans un camion bien chargé. À l’intérieur nos macs, pc, matos en tous genres mais surtout notre « velumens ». Ce vélo à batterie interne qui dispose d’un projecteur sur la caisse avant. Ce petit bijou nous permet de projeter nos illustrations 2D / 3D sur différents bâtiments, le tout en roulant. Nos visuels s’animeront sur les différentes formes des bâtiments. C’est complètement dingue !

Lorsque nous sommes arrivés à Hanovre nous avons été reçus comme des rois et hébergés dans un Airbnb du tonnerre. Il faut dire que la personne qui nous louait la chambre possède un atelier de création et vend des vélos en tout genre. Ha Oui, il faut savoir qu’à Hanovre le vélo est roi et détrône complétement la voiture.

 

Pour le festival Ihme vision, la cachette avait trois projets principaux à mettre en place :

– Projection de visuels animés en 3D sur l’environnement (ponts, arbre, bâtiments)
– Représentation de visages (des bénévoles du festival) projetés sur les arbres
– Projection d’une fresque sur un des ponts du festival

 

Je vais m’attarder un peu plus sur le troisième point puisque c’est ma partie. En effet, j’ai été missionné par le collectif la cachette pour faire une illustration sur le thème « utopie ratée ». Pourquoi ce thème ? L’explication date de la restructuration du quartier qui devait être une architecture visionnaire avec comme référence Le Corbusier. Ce projet avait pour but d’introduire des commerces dans un ilot d’habitation. Malheureusement, la réalité est beaucoup moins idyllique puisqu’au aujourd’hui ce quartier est délaissé par les citadins. le but du festival est de dynamiser cet espace urbain délaissé en ouvrant des perspective artistique dans ce quartier.

 

J’ai décidé de construire une ville complétement futuriste avec des bâtiments qui flottent et se relient entre eux. Comme-ci les machines communiquaient parfaitement entre elle, qu’importe leur taille, leur niveau hiérarchique ou encore leur provenance. Elles forment un tout et constituent un micro cosmos sans civilisation. Ce qui représente un comble puisque l’humain a construit la machine, celle-ci persiste alors que l’humain semble avoir disparu.
Paradoxalement, la trame n’est pas pour autant mélancolique, car les couleurs sont vibrantes et le tout s’anime de manière fluide. À croire qu’une utopie ne fonctionne peut-être pas pour les humains, mais après tout, qu’en est il pour les machines ?

 

Cette illustration montre que sur le plan humain ce n’est peut-être pas une réussite, car le contexte a évolué. Paradoxalement, en terme d’architecture communautaire, ce bâtiment restera un bel ouvrage et représente les vestiges d’un concept passé.

 

Je vous laisse vous plonger dans cette utopie raté et j’en profite une dernière fois pour remercier fort mes amis qui m’ont permis de vivre à leur côté cette aventure:

Un énorme MERCI à Rapha, koko et Flo.

 

Merci d’avoir lu cette article.

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